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Saint Péray
Les Sauvagères
Vin Blanc
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2006 L’année 2006 a été une année quasiment parfaite pour la production d’un grand millésime dans la Vallé du Rhône. Avec un hiver froid et sec idéal pour le repos de la vigne, un printemps relativement pluvieux et doux, les conditions d’un bon débourrement et d’une croissance rapide des jeunes rameaux étaient réunies. Durant l’été la sécheresse a alterné avec des périodes plus douces et des nuits fraîches en août. Ces conditions ont favorisé une maturation optimale, des tanins soyeux, un équilibre bien structuré, avec des raisins parfaitement sains. Le climat de fin d’été nous a permis de récolter à pleine maturité chacune des parcelles. Le 14 septembre, nous avons commencé à ramasser les blancs, avec en premier les Saint-Péray puis les Crozes Hermitage. Dans la deuxième quinzaine de septembre toujours très ensoleillée et ventée, les Hermitage blancs d’une qualité exceptionnelle ont alors suivi. A ce titre, un lot des meilleurs raisins a été sélectionné afin de réaliser la cuvée mythique de l’Hermitage « La Chapelle » blanc qui marquera les esprits par sa richesse aromatique à la fois florale et fruitée, une concentration surprenante et offrant une très grande longueur en bouche. Fin septembre les raisins d’Hermitage rouge étaient parfaits pour réaliser un Hermitage « La Chapelle » à la fois complexe, rond et élégant. La Chapelle rouge 2006 est d’une couleur grenat très foncé, une puissance aromatique de petits fruits avec des notes très complexes d’épices et de cuir, et des tanins très puissants et soyeux. Un vin de garde pour les cinquante années à venir ! Les Crozes rouge de Thalabert et Roure d’un état sanitaire parfait ont été récoltés à la suite. Ces vins marqués d’une couleur très soutenue offrent des arômes de fruits rouges, des tanins souples et friands. A compter du 25 septembre, les raisins de Côte Rôtie et de Condrieu ont été cueillis. Enfin les vendanges se sont terminées par les parcelles de Cornas des Grandes Terrasses et de Saint Pierre le 6 octobre. Ces raisins qui poussent en altitude sur la rive droite entre 250 et 350 mètres nécessitent un peu plus de temps pour pouvoir produire des raisins riches et mûrs. Une fois vinifiés, tous les vins rouges de nos domaines sont entonnés, à partir du mois de Décembre pour un élevage dans notre cave du XIIème siècle, le VINEUM, qui va durer entre 12 à 16 mois. 2005 Nous avons eu une sécheresse tout l'hiver, tout le printemps et une bonne partie de l'été, le mois de juillet ayant été ponctué par quelques pluies. La principale caractéristique des vendanges 2005 est le jour du 11 Août où nous avons eu 30mm de pluie, ce qui a permis de débloquer la maturité des raisins. A partir du 11 Août, tout s'est accéléré et nous avons eu du beau temps jusqu'à aujourd'hui. La maturité phénolique est très bonne. Les vendanges ont commencé le 12 Septembre et ont fini le 30 Septembre 2005. En rouge, comme en blanc, la récolte a été petite, soit 35Hl/h. Les raisins étant très petits, non flétris et leurs pellicules étant très épaisses, les vins rouges auront une couleur bien plus prononcée que d'habitude et reflèteront, par conséquent, beaucoup mieux notre terroir. Nous avons eu un rendement très faible en jus, à savoir 30Hl/h après pressurage. Concernant les degrés alcooliques, en blanc, nous nous trouvons entre 13° et 14.5°; en Crozes Hermitage rouge, à plus ou moins 13° et en Hermitage rouge, entre 13.5° et 16.5°. S'agissant de l'acidité, elle est bonne, pour les vins blancs, et surtout, exceptionnellement élevée, pour les vins rouges. Le PH est de 3.3 pour les vins blancs et de 3.3/3.4 pour les vins rouges. Ce phénomène est assez rare, ce qui permet une macération plus longue et donne des vins beaucoup plus colorés, plus violacés, et finalement très équilibrés. Concernant l'Hermitage, le terrain était extrêmement sec. Les coteaux des Bessards, qui ont l'habitude de petits degrés, ont donné un degré de 14°, mais moins d'acidité. Sur le Méal, on trouve, au contraire, une grosse acidité malgré les gros degrés. Dans ce cas, la terre a su mieux conserver l'eau du 11 Août que celle des Bessards. Le rendement en jus s'élève entre 150 et 160 kg de raisins pour 100L de vin. Ce millésime s'annonce très bon. Il aura une acidité supérieure ou égale à celle du millésime 1996 et aura la concentration et le faible rendement du millésime 1995. Toutefois, malgré des traits de caractère similaires à 1995 et à 1996, le millésime sera bien supérieur. 2004 La saison estivale est très sèche avec des températures supérieures à la normale, à savoir plus de 26°C en juin et 36°C fin juillet, ce qui a plus ou moins bloqué les maturités et retarder le changement de couleur des raisins. La différence par rapport à 2003 est qu'il s'agit de chaleur et non de canicule. Les nuits fraîches permettent à la vigne de se trouver dans des conditions de stress hydrique moins critique par rapport à l'année précédente. Début août est similaire avec de fortes chaleurs mais, en deuxième partie d'août, la pluie arrive et nourrit la vigne qui souffre, avec de belles précipitations. Nous commençons les vendanges le 14 septembre 2004 avec un temps sec et une chaleur normale. Ce beau temps permet de vendanger en fonction de la maturité et d'arrêter s'il le faut pour obtenir des maturités complètes. Le seul épisode humide a été la pluie qui est tombée pendant une heure dans l'après-midi du 14 septembre puis, le soleil et le vent ont pris le relais. Cette pluie a été bénéfique mais il n'aurait pas fallu qu'il y en ait une autre car la vendange aurait été réellement abîmée. Les raisins sont très sains, avec des degrés élevés et une acidité correcte à supérieure. Etant donné la petite maturité phénolique et la petite concentration, les vins sont plus fins et moins concentrés, surtout en Crozes Hermitage. En Hermitage, les degrés sont très beaux, de l'ordre de 14°. Les vins sont, en général, à peine moins concentrés qu'en 2003, mais certainement plus équilibrés par leur belle acidité qui permet d'exalter les arômes de fruits rouges. Les rendements varient en fonction des appellations, avec une vendange normale en Hermitage mais plus petite en Crozes Hermitage rouge (moyenne de 38 hl). Les pluies d'août, le soleil et le vent du Nord de septembre ont permis une belle récolte qui se termine le 5 octobre 2004 par le Cornas 'Domaine de St Pierre', juste avant que la pluie ne reprenne le 6 octobre. 2003 Les vendanges 2003 ont été marquées par la canicule. Le temps a été très chaud et sec, pendant tout l'été, et ce jusqu'au mois de Novembre. L'avance dans le cycle de la vigne qu'il y avait au mois de Juin n'a finalement pas été ralentie par la sécheresse, alors que nous avions prévu les vendanges vers le 8 Septembre, soit une semaine d'avance par rapport à l'année dernière. Nous avons commencé les vendanges le Mardi 26 Août. D'après le souvenir de Louis Jaboulet, seul le millésime 1947 aurait été aussi précoce. Le vin est noir comme de l'encre et présente très peu d'acidité, en rouge, comme en blanc. Les degrés observés sont assez élevés et sont tous supérieurs à 14°. Le PH a dû être modifié en cours de vinification, et ce, dû au manque d'acidité. Il a été très difficile d'obtenir des vins équilibrés, qui ne s'altèrent pas avec le temps. On constate des raisins qui ont subi une perte d'eau par évaporation et des graines flétries. L'état sanitaire des raisins, en blanc, comme en rouge, est parfait. On note une concentration phénolique sans précédent et des rendements entre 15 et 20Hl/h. Le rendement en jus se situe entre 155 et 165kg / 100L de vin. Les vins blancs sont marqués par leur acidité très faible et leurs degrés d'alcool importants. Ces vins sont riches et très gras. 2002 La saison estivale n'ayant pas été aussi généreuse que ce que nous aurions pu attendre, nous étions inquiets les semaines précédant le moment de mettre en place les vendangeurs pour cueillir la récolte 2002. Déjà, nous savions que la floraison ne s'était pas aussi bien passée que pour les autres années et que, pour certaines parcelles, les récoltes seraient moyennes. Dans un souci de qualité, nous avons fait procéder à des vendanges en vert au moment de la véraison afin de limiter les rendements dans d'autres parcelles et d'aérer les grappes. Les conditions climatiques et l'état de maturité de la vendange nous ont conduits à augmenter le nombre de vendangeurs afin de pouvoir effectuer la ramasse dans un temps plus court que les autres années. Les vendanges ont débuté le 11 septembre par l'appellation SAINT PERAY et se sont déroulées dans l'ordre suivant : Saint Péray, Hermitage blanc, Crozes Hermitage blanc 'Mule Blanche' et 'Domaine Raymond Roure' ; ensuite le Crozes Hermitage rouge 'Domaine de Thalabert' avec le Saint Joseph blanc, le Cornas générique. Puis, certaines parcelles d'Hermitage rouge et le Crozes Hermitage rouge 'Domaine Raymond Roure'. La cueillette d'Hermitage rouge s'est déroulée du 19 au 25 septembre et, ensuite nous avons rentré les Saint Joseph rouges car ils sont situés sur des terrains où la maturité est toujours décalée. Ensuite le Cornas 'Domaine Saint Pierre' pour les raisons citées ci-dessous, ainsi qu'un état sanitaire impeccable. Dans certaines parcelles l'état sanitaire nous a contraints à effectuer un tri de la vendange plus sévère que les autres années afin d'entrer dans nos cuveries que des raisins sains, quitte à diminuer encore les rendements. Pendant la période de cueillette, aucun orage n'est venu perturber son bon déroulement. Il est à noter que les secteurs plus tardifs, donc arrivant à maturité après la moyenne de nos appellations, nous ont fourni des raisins d'une qualité exceptionnelle pour l'année car nous n'avons constaté aucune attaque de pourriture. En règle générale et après dégustation des vins qui ont terminé leur fermentation alcoolique et, pour certains en cours de fermentation malolactique, si nous savions déjà que les récoltes seraient inférieures de 30 à 40% par rapport aux autres années, nous sommes en présence de vins de qualité correcte pour certains et d'une qualité exceptionnelle pour d'autres cuvées qui nous surprennent à la fois par la couleur, une acidité à laquelle nous n'étions plus habitués et qui permettront aux vins de garder une belle fraîcheur, avec la présence de tannins très fins. En résumé, une année petite en quantité, avec une qualité au dessus de la moyenne ce qui, pour nous, nous apporte une grande satisfaction vis à vis des temps que nous avons connus en juillet et en août. Il a fallu aussi être très vigilant sur les différentes opérations de tri qui ont été effectuées au moment de la véraison et de la cueillette. Les vendanges ont été terminées à Cornas, le 2 octobre 2002, sachant que nous avons pris le risque de laisser le Cornas 'Domaine Saint Pierre' 10 jours de plus sur souches car nous avions une vendange irréprochable en qualité et nous voulions obtenir une maturité plus élevée. 2001 Après une période estivale qui ne restera pas dans les annales des marchands de boissons fraîches, les viticulteurs envisageaient un début de vendange en retard par rapport au millésime 2000. Rien ne pressait puisque les vendanges étaient saines, chacun ayant pris l’habitude maintenant d’effectuer un effeuillage et une vendange au vert afin de récolter des grappes saines, bien ventilées et riches en sucre. Pour la maison Jaboulet, les vendanges ont commencé le 20 septembre 2001 pour l’Hermitage blanc 'Le Chevalier de Stérimberg' et le Crozes Hermitage blanc 'Domaine Raymond Roure'. Cette cueillette s’est effectuée sous le soleil de la fin de semaine. La semaine suivante a été marquée par une précipitation durant le week-end qui n’a eu aucune incidence sur la qualité des raisins et sur la possibilité de dilution car nous avons séché les vignes après l’averse. Au cours de cette se-maine, le ramassage a vu alternés les cépages blancs et la Syrah dans un souci de cueillir ce qui était bien à maturité. Les conditions anticycloniques excellentes de la semaine 38 (du 17 au 22 septembre) ont eu pour effet une élévation rapide et importante des degrés potentiels de la vendange. Aussi, afin de rentrer le plus rapidement possible les belles grappes de la récolte 2001, nous avons augmenté le nombre d’équipes de cueilleurs afin de mener de paire les vendanges en Hermitage rouge et en Crozes Hermitage. Ce fut une sage décision car, à peine les vendanges terminées des trombes d’eau sont tombées sur notre région, toutefois sans aucune mesure avec les précipitations de 1993. Les temps changent car en octobre nous avons eu un grand été indien qui a eu pour conséquence un déroulement des fermentations sans contretemps et une transformation complète des sucres. Actuellement, les premières dégustations donnent, pour les blancs, des vins riches et capiteux avec une acidité naturelle plus élevée qu’en 2000, ce qui est de bon augure pour la fraîcheur de nos vins. Les vins rouges, la malolactique non faite pour la plupart, sont riches en intensité colorante avec du gras et de la finesse dans la majorité des cuves. Il est à noter que sur le millésime 2001 beaucoup de cuvées n’ont pas été chaptalisées tant le degré était élevé, voir supérieur à celui de l’appellation. 2000 Le premier trimestre 2000 a été anormalement sec avec des températures supérieures à la normale, sauf en de rares occasions en janvier (le 27/01 : - 8°c) et en février (le 5/02 : - 2°c et quelques flocons de neige). D'avril à juin, la période sera plus arrosée avec notamment trois orages qui auraient pu gêner la floraison, mais le Mistral (vent du Nord) a immédiatement séché les fleurs de la vigne et empêché tout risque de pourriture pédonculaire. Le troisième trimestre sera très contrasté avec un mois de juillet aux températures exceptionnellement basses et arrosé de trois précipitations, dont celles des 23 et 27 juillet. Août se révéla totalement à l'opposé et nous offrit des températures très élevées avec plus de 35°c le 19/08, accompagnées d'un temps sec. Ces conditions climatiques ont complètement bouleversé la maturité des raisins. Certains viticulteurs envisageaient même de couper dès la fin du mois d'Août... Mais la nature a repris ses droits et le mois de septembre, malgré deux perturbations au début et en fin de vendanges, a été marqué par de belles et chaudes journées. Commencée le 14 septembre sous un beau soleil estival, la cueillette des raisins blancs, dans un premier temps pour les Crozes-Hermitage, a rempli les premiers pressoirs, de grappes mordorées et bien sucrées. La récolte, d'une qualité exceptionnelle en blanc et en rouge, a duré jusqu'au 11 octobre, date à partir de laquelle le ciel, moins clément, nous a abondamment arrosés. Mais cela n'avait plus grande importance car le principal était dans les cuves et les tonneaux : le fruit d'un an de travail...et le millésime 2000, le dernier de ce siècle... A l'aube du nouveau millénaire, les vignerons des Côtes du Rhône septentrionales ne peuvent qu'espérer une aussi belle décennie que celle que nous venons de vivre. 1999 Après une floraison qui s’est déroulée une semaine avant celle de 1998 et dans des conditions très favorables, la vigne au cours de la période estivale a subi des conditions climatiques qui ont généré une lutte contre l’oïdium. Le mois de juillet a été caractérisé par une période sèche pour les deuxième et troisième décades. La seule précipitation importante a eu lieu la nuit du 5 au 6. Les températures ont été élevées avec une moyenne supérieure à la normale et des maximas de l’ordre de 34 à 35°. Le vent du nord a été dominant pendant cette période. Le mois d’août a vu des orages dans la deuxième quinzaine, puis une période sèche s’est installée, entrecoupée de quelques orages sans grosses conséquences. Les degrés, supérieurs à la normale, de début de mois ont chuté à cause de la présence du Mistral (vent du Nord). Le mois de septembre, qui, dans la période du 10 au 15, a vu des degrés très élevés (32°) se termine par un orage important le 25. La qualité et l’état sanitaire des raisins ont fait que la pluie du 25 n’a eu aucune incidence sur la qualité de la vendange récoltée. La cueillette a commencé le 14 septembre dans les Crozes Hermitage blancs « Mule Blanche » pour continuer par les blancs du « Domaine Raymond Roure » et enfin finir par l’Hermitage blanc « Le Chevalier de Stérimberg ». Les vendangeurs courbés sur les souches chargées de raisins dorés ont bénéficié de conditions climatiques idéales. Une fois la vendange de raisins blancs faîte, nous avons continué par les raisins rouges. Cette année, pour gagner encore sur toute élimination de toute trace d’eau, nous avons fait des essais de séchage du végétal par hélicoptère, comme cela se fait en Bourgogne ou dans le Sauternais. L’essai fut fort concluant sur les degrés rentrés en cuve. La récolte généreuse mais contrôlée par des travaux « en vert » permet d ‘estimer la qualité très belle de nos vins avec une richesse et une puissance très présentes dans nos vins blancs. Les vins rouges, comme les blancs, ont bénéficié d’un bel équilibre alcool acide et les toutes premières dégustations sur cuves ont laissé entrevoir des vins rouges avec une intensité colorante peut-être encore jamais obtenue. Le millésime 1999, aussi bien en blanc qu’en rouge, a bien remercié le vigneron de tout son labeur de l’année. Le millésime 1999 se caractérise donc par un paradoxe : quantité et qualité exceptionnelles ! ! ! Malgré tout le travail effectué dans les vignobles (taille serrée, vendanges vertes, éclaircissage), même sur les vielles vignes situées sur les coteaux, la production 1999 a été importante. Ceci a donné aux vins une grande richesse faite de complexité et densité. Les vins blancs ont été difficiles à presser et le rendement en jus a été assez faible. Ils jouissent d’une belle acidité et donnent en bouche une sensation de gras. Les vins rouges ont connu une macération très longue et sont donc des vins colorés, avec une belle matière. Les tannins fondus, mais très serrés, offrent au vin un potentiel de grande garde. Le millésime 1999 figurera sans aucun doute parmi les plus grands de ces 20 dernières années. 1998 Après un mois d’août très chaud, ce qui a provoqué un blocage de la maturité, nous avons dû attendre deux semaines de plus pour arriver à une maturité complète. Aussi, le « ban des vendanges » a été fixé au 11 septembre 1998 en Hermitage mais la maison Jaboulet a commencé quant à elle ses vendanges que le lundi 21 septembre 1998. La récolte nous laisse présager une quantité normale pour les crus septentrionaux de la rive gauche du Rhône. Malheureusement ceux de la rive droite ont fortement souffert des dégâts du gel, et les rendements insignifiants le confirment. Les degrés sont très convenables, voire élevés puisque nous avons récolté certains Hermitage blancs à plus de 14° naturel et les rouges à plus de 13°5. L’état sanitaire est très satisfaisant, sachant qu’après les pluies de septembre et octobre il a fallu accélérer le rythme. La cueillette s’est terminée le vendredi 9 octobre et les premières pressées de vin rouge ont commencé, laissant entrevoir de jolis vins complexes, riches en couleur. 1997 Après un mois de juillet déplorable, qui n’avait du mot « été » que le nom, les chaleurs sont arrivées au mois d’août avec de belles journées qui se transformèrent pendant la 2ème quinzaine en canicule. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces fortes chaleurs eurent pour conséquence un blocage de la maturité, et la précocité annoncée ne s’est finalement pas confirmée. Cette attente a même été profitable à l’état sanitaire de la vigne. Le 15 septembre, très précisément, nos vendangeurs ont pris d’assaut le vignoble chargé de grappes saines et colorées. 1996 Le Printemps est décevant, manque de chaleur, de pluie, temps couvert… La nature a du retard. En Juin, le beau temps s’installe, la floraison débute et se termine rapidement, c’est bon signe. En Juillet la pluie fait son apparition. Il tombe au total 100 mm d’eau sur le mois et 60 mm sur le mois d’août, ce qui est très important pour la saison. En septembre, nous notons du retard dans la maturité dû aux nuits fraîches. Nous n’avons pas eu de pluie pour les vendanges, ce qui nous permet de rentrer des raisins très sains. La récolte en blanc est faible en quantité et donne un très bon vin. En rouge, la vendange est belle, avec de grandes acidités. Nous allons avoir de très grands vins, sûrement de garde, avec une couleur profonde. 1995 L’Automne commence sous la pluie et, sur la fin, nous dérivons vers un mélange d’air chaud et d’air froid. Nous observons les premières gelées début Décembre. La douceur persiste jusqu’en janvier où la température descend jusqu’à 0°, ce qui annonce l’arrivée de l’hiver. C’est un hiver trop doux chez nous, normalement pluvieux car nous avons été épargnés par les inondations. Il manque pour cette année 95 une gelée pour l’assainissement des sols. Jusqu’à fin avril, nous avons des nuits fraîches et des journées magnifiques, la sécheresse se fait sentir. Le printemps est trop irrégulier, pas assez de pluie au début, manque de chaleur à la fin. L’été est très chaud, nous pouvons constater de la coulure dans les vignes. La pluie revient juste avant les vendanges, ensuite le beau temps est de retour. Nous rentrons des raisins très sains, mais en petite quantité. 1995 sera un bon millésime, aussi bien pour les rouges que pour les blancs. Ce vin sera demandé et recherché. 1994 La neige arrive à Noël, avec en prime des nuits en dessous de 0°C. Dès les premiers jours de l’année 1994, la douceur et le soleil sont de retours. L’hiver est pluvieux au début, presque trop beau à la fin, avec de bonnes gelées, mais un manque de froid dans l’ensemble. Le Printemps est pluvieux et froid, ce qui nous fait craindre un arrêt de la sève. Le mois de juin débute avec le soleil et la fleur se passe bien malgré tout. L’été est ensoleillé et chaud, presque caniculaire. Août est entrecoupé de pluie jusqu’aux vendanges. La pluie nous prive d’un grand millésime mais les raisins ont une pellicule épaisse et dure, du fait de la canicule, ce qui permet de faire de beaux vins. 1993 L’hiver commence réellement le 30 décembre 1992 et s’étend jusqu’en février 1993. Le soleil est au rendez-vous la journée et le gèle pour sa part intervient la nuit. Le besoin d’eau se fait ressentir en fin d’hiver : il n’a pas plu depuis le 12 décembre. Les premières pluies tombent début avril, ensuite une alternance de temps sec et de pluie apparaît. Ce printemps pluvieux est bénéfique à la culture de la vigne. La fleur se déroule idéalement. Le mois de juillet est très pluvieux et nous enchaînons ensuite sur un mois d’août caniculaire. A partir du 27 août des pluies et des orages s’abattent sur la région, juste avant les vendanges. C’est catastrophique. Ce mauvais temps persiste pendant les vendanges. Des tris sévères sont faits en rouge. Nous ne faisons pas de Chapelle et nous déclassons même certains de nos vins en Côtes du Rhône rosé. Pour nos blancs, la qualité est habituelle. 1992 Nous débutons l’année 1992 avec le froid, puis la neige fait son apparition fin janvier. Les jeux Olympiques d’Alberville se dérouleront dans de bonnes conditions. L’hiver est sec, frais la nuit et ensoleillé dans la journée. Cette sécheresse est même inquiétante pour la saison. Le printemps est pluvieux, malgré une coupure de 15 jours entre avril et mai. Ce mauvais temps affecte la vigne et l’agriculture en général. L’été commence réellement le 14 juillet avec des températures élevées, ce qui provoque des orages localisés. Mi-août, le mauvais temps s’installe et fin août des pluies diluviennes s’abattent sur la région. Les vendanges commencent sous la pluie. Le temps est déplorable pendant les vendanges. Malgré la météo très défavorable, les vins sont honorables. 1991 Le printemps démarre bien et la nature a un peu d’avance. le froid revient le 15 avril (-4°C) jusqu’à la mi-mai. La fleur commence irrégulièrement début juin et se généralise vers le 10. Finalement, le printemps est assez mauvais, avec trop de vent mais pas assez de chaleur. L’été commence bien avec la canicule dès le 15 juillet. Le mois d’août est torride. On note une légère pluie fin juillet et un temps pluvieux à partir de la mi-septembre. Les vendanges débutent le 19 septembre et se déroulent par un temps maussade jusqu’au 11 octobre. Les quantités récoltées sont faibles et nous déclassons même 200 hl, mais après dégustation, les qualités sont surprenantes, très prometteuses. 1990 Temps froid et premières gelées à partir du 25 novembre 1989 jusqu’au 10 décembre, où le vent du Midi amène de la douceur avec des températures anormalement élevées pour la saison. Quelques violettes sont aperçues en fin d’année ! Le froid revient dès le 1 janvier 1990 et dure tout le mois. Un temps doux et pluvieux s’installe début février avec l’apparition des premières fleurs d’amandiers. Ce temps persiste toute la fin de l’hiver, provoquant la floraison des abricotiers et des pêchers vers les 26 et 27 février. Le printemps est pluvieux et frais, avec des pluies bénéfiques à la végétation. La floraison de la vigne est presque terminée au 30 mai. L’été est très sec et caniculaire. Fin juillet, on note 38°C en soirée. De légères pluies (3 à 20 mm) tombent juste avant les vendanges qui commencent le 19 septembre par un temps idéal et se terminent le 1er octobre.La maturation des raisins et leur récolte se déroulent dans des conditions idéales. Les vins seront d’une qualité exceptionnelle, surtout l’Hermitage « La Chapelle » qui devrait se rapprocher du célèbre 1961. 1989 Un bel automne, pluvieux au début mais chaud pour la saison. L’hiver est très sec, peu froid, toujours pas de neige. Le printemps est beau. La végétation est en avance, dès fin mai la floraison débute. Un été très chaud et sec avec de très rares pluies. De mémoire d’homme on ne se rappelle pas une telle sécheresse mais la vigne ayant des racines profondes supporte ce temps. Les vendanges débutent le 12 septembre pour finir le 6 octobre. Des vendanges faites par beau temps. 1989 sera à nouveau un très beau millésime, aussi bien pour les vins rouges que pour les vins blancs. Les vins seront de garde. Une grande année. 1988 Un début d’automne doux et encore très pluvieux. Un hiver sans neige, même sur les Alpes, au désespoir des skieurs. Le printemps est beau, chaud, la végétation est en avance. Quelques pluies. L’été est chaud avec une très belle pluie, fin juillet. Août est torride. Les vendanges débutent le 19 septembre et se terminent le 8 octobre. Les vendanges se passent avec un très beau temps. 1988 est un très beau millésime, avec des vins rouges gras, corsés, plein de terroir et des arômes de fruits rouges. Ce sont des vins de garde. Les vins blancs sont concentrés du fait d’une petite récolte, bien marqués, bien typés. 1987 Un automne exceptionnel par sa douceur, avec quelques pluies bénéfiques. Il faut maintenant noter que depuis une dizaine d’années nous avons un décalage de saisons ; c’est-à-dire des printemps mauvais, de beaux automnes, d’où beaucoup plus de bons millésimes. Cette remarque se justifie encore plus avec les millésimes 1988, 1989 et 1990. Un hiver doux au début, mais ensuite très froid avec beaucoup de neige. Le début du printemps est agréable mais, par la suite, il pleut beaucoup si bien que la végétation est en retard par manque de chaleur. Juin et juillet sont mauvais. Par contre août et septembre sont beaux. Les vendanges débutent le 22 septembre, par un beau temps relatif et des pluies et se terminent le 16 Octobre. Finalement, avec des raisins sains, le sulfatage anti-pourriture a donné de très bons résultats. En rouge, cela donne des vins pas très corsés mais très aimables, d’une certaine élégance qui seront prêts à boire plus rapidement. Les blancs sont bien faits, peut-être un léger manque de terroir mais avec un support acide intéressant. 1986 En automne, le beau temps persiste et la sécheresse se fait encore sentir, les travaux dans les champs sont retardés. L’automne est beau au début et enfin pluvieux sur la fin. L’hiver est long et froid, très neigeux en montage. Le printemps est insuffisant en chaleur. Juin est quelconque mais juillet et août seront très chauds. Une très belle sortie de raisins nous oblige à tomber des raisins, surtout sur les jeunes vignes. Au début des vendanges, qui débutent le 22 septembre, une petite pluie tombe et ensuite un anticyclone s’installe jusqu’à la fin (11 octobre) et au delà. 1986 sera un bon millésime. Une sélection est nécessaire pour obtenir de très belles cuvées en rouge qui seront des vins de garde. Les vins blancs sont abondants, d’un bon terroir car les raisins ont été ramassés avant la pluie. 1985 Un très bel automne avec un temps clément et pluvieux. Un hiver long, particulièrement froid, avec de grosses gelées. Le début du printemps est beau mais froid sur la fin. Avec le mois de juin arrive le beau temps. La floraison se situe au début Juin. Un bel été, très chaud suit, avec une petite pluie au 15 août. Les vendanges se passent par beau temps, il fait même très chaud. Début des vendanges le 23 septembre et fin, le 8 octobre. Le millésime 1985 est très bon, la sécheresse n’a pas nui à la vigne. Les vins rouges sont d’un très bon et profond terroir ; ce sont des vins de garde. Les vins de Syrah sont particulièrement réussis. Les vins blancs sont plus jaloux, petite sortie mais de belle qualité. 1984 Beau temps au début de l’automne, une belle pluie tombe seulement le 25 octobre, après 5 mois et demi de sécheresse. La fin de cette saison est normale (pluie et beau temps). Un hiver trop sec, trop clément. Le printemps est froid et pluvieux. Le début de l’été est beau mais le temps se gâte fin août. Septembre n’est pas assez chaud, il pleut avant les vendanges. Les vendanges sont faites par un temps quelconque, du 27 septembre au 15 octobre. Les vins rouges sont d’une jolie couleur, un peu courts, ils manquent de terroir et seront prêts rapidement. Les vins blancs produits avec un peu de pourriture sont aujourd’hui à oublier. 1983 Un bel automne, l’hiver est très pluvieux, neigeux (un bel hiver). Le printemps est également pluvieux. Début juin le beau temps éclate. La floraison se passe bien. Ce beau temps persiste jusqu’aux vendanges, une petite pluie début septembre. Finalement du beau temps pendant les vendanges. En définitive, pour avoir une belle saison et faire des grands vins, peu importe l’automne, l’hiver et le printemps. Il faut de la chaleur en juillet et août, une petite pluie à la véraison et du beau temps pendant les vendanges. Voilà la recette… Dans la partie septentrionale, les vendanges débutent le 16 septembre et finissent le 6 octobre. Le millésime sera finalement une année exceptionnelle en qualité, tant en rouge qu’en blanc avec une récolte moyenne. Les vins rouges ont une profonde couleur, des tanins très distingués, un bon support acide. Ce sont des vins de garde par excellence. 1982 Un très bel automne, doux. Début décembre le pommier du Japon fleurit. Pas d’hier non plus. Un très bel été sec, avec de très rares pluies, d’où sécheresse. La maturité est en avance, la fleur se passe début juin. De ce fait, les vendanges sont précoces, par beau temps, avec de beaux degrés et des raisins très murs. Les vendanges commencent le 13 septembre et se terminent le 30 septembre. C’est un beau millésime dont on ne parle pas assez. Les vins blancs sont capiteux et les rouges sont complets, souples, de belle couleur. Grosse récolte en générale. Les vins de Syrah sont d’une qualité surprenante, que l’on peut boire. 1981 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 1 750 814 hl. Un automne froid, peu de journées clémentes, avec de la neige dans les montagnes environnantes. L’hiver sera de même, finalement un long hiver. Le début du printemps est ensoleillé mais la deuxième partie est froide, avec des gelées. Le début de l’été et le mois d’août sont chauds. Début septembre, de la pluie. Les vendanges sont affectées par du mauvais temps. C’est une mauvaise saison climatique. Dans la partie septentrionale, les vendanges commencent le 22 septembre et finissent le 8 octobre. C’est un millésime quelconque. La maison Jaboulet ne fait pas de mise d’HERMITAGE « La Chapelle ». Par contre, les blancs sont parfaitement acceptables et doivent être bus rapidement. 1980 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 2 054 554 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges commencent le 8 octobre et se terminent le 30 octobre. L’automne est beau, bien de saison. Le début de l’hiver est plutôt froid alors que la fin est douce, avec quelques pluies. Le printemps est pourri par la pluie et le froid. La floraison est très tardive, elle se termine seulement au début de juillet. Le début de l’été est trop froid, la chaleur apparaît seulement après le 15 juillet, août est très beau. La végétation est en retard. Les nuits sont fraîches. Les vendanges sont tardives, elles sont dérangées par une petite pluie, séchée par le Mistral mais qui fait baisser les degrés. Les vins blancs se défendent bien, ils ont un bon équilibre d’acidité. Finalement, les rouges s’en sortent bien, malgré une saison climatique anarchique et irrégulière. Ils ont une belle robe. Ce sont des vins à boire assez rapidement. Ils sont agréables. C’est la première fois que la récolte dépasse les 2 millions d’hectolitre. Cela provient du PLC, d’un meilleur rendement et du développement superficiel du vignoble de l’appellation générique surtout. 1979 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 1 882 892 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges commencent le 25 septembre et se terminent le 22 octobre. L’automne est beau avec cependant des brouillards le matin, la sécheresse persiste. Un hiver long, doux au début, froid à la fin. Le printemps, ni froid, ni chaud. Ensuite, un été très sec, qui gène un peu la maturité. Cependant, les vendanges commencent le 25 septembre avec, au milieu, de la pluie mais qui est rapidement séchée par le Mistral. Les vins blancs sont bons, distingués et sont très vite commercialisés. Par contre, les vins rouges sont des vins de garde, très bons, peut-être un léger manque d’acidité vu la sécheresse. Il s’agit d’un très bon millésime qui s’est fait trop modeste étant donné sa qualité. 1978 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 1 858 004 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges commencent le 5 octobre et finissent le 23 octobre. L’automne, après quelques jours de beau temps, tourne au froid, l’hiver est froid et neigeux. Le printemps est froid et très pluvieux, la végétation prend du retard. Pour la première fois, on sulfate à l’Hermitage par hélicoptère, les résultats sont bons. La floraison débute seulement le 15 juin. Juillet, août et septembre sont de très beaux mois. Ce seront des vendanges par beau temps, avec des raisins très sains qui donneront de très bons vins même, quelque fois comme dans la partie septentrionale (Hermitage, Côte Rôtie), des vins rouges exceptionnels, de grande garde, encore fermés. Les blancs sont rares, complets et capiteux. 1977 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 1 601 280 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges commencent le 10 octobre et se terminent le 21 octobre. L’automne est tellement pluvieux qu’il provoque des inondations. L’hiver sera encore pluvieux et les inondations encore plus importantes. Au début du printemps, la végétation est en avance mais il fera froid, à tel point que le chauffage dans les maisons est prolongé d’un mois. L’été n’est pas assez chaud, d’où des attaques sévères de mildiou. C’est seulement à partir de début septembre qu’il fera beau, mais pas assez pour rattraper une bonne et régulière maturité. Année climatique nettement insuffisante. Les vins de l’année 1977 sont à oublier. 1976 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 1 776 423 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges commencent le 6 septembre et se terminent le 21 septembre. A nouveau, un automne pluvieux, bénéfique étant donné les sécheresses précédentes. Le début de l’hiver est froid, ensuite temps doux et froid alternent. Le printemps n’est ni beau, ni très froid. La floraison se passe début juin et, ensuite, en été nous avons des mois de juin, juillet et août extrêmement sec. Une sécheresse énorme avec cependant une pluie vers mi-juillet qui va accélérer l’état végétatif de la vigne. C’est presque une année climatique idéale pour la vigne. Les vendanges précoces, se passent bien et le millésime 1976 donne en quantité de bons vins, quelques fois de très bons vins dont, ni les chroniqueurs gastronomiques, ni les médias, à tort, n’ont parlé. Aujourd’hui, les vins de garde de Syrah sont le témoignage de la qualité de ce millésime. 1975 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 1 207 131 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges débutent le 24 septembre pour se terminer le 7 Octobre. L’automne 1974 est pluvieux, l’hiver est très doux au début, si bien qu’à la mi-janvier les amandiers, les violettes sont en fleurs. Février est printanier. A la veille du printemps, l’hiver se manifeste, il neige sur toute la France. Le 6 avril, il y a de la neige au sommet de l’Hermitage ; le printemps sera maussade. Fin juillet, début août, c’est la canicule, ensuite le temps se gâte à nouveau. Au début des vendanges il pleut pendant 48 heures. La pourriture fait son apparition. 1975 est un millésime pauvre. Seuls les grands coteaux, après un triage des raisins donnent un bon vin que l’on peut encore aujourd’hui apprécier en magnums. 1973 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 1 743 713 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges commencent le 24 septembre et se terminent le 13 octobre. Après les vendanges de 1972, un bel automne, l’hiver est légèrement froid avec quelques gelées, également pluvieux, donc normal. Un beau début juin qui favorise la floraison. Juillet est maussade, par contre août est très beau, très sec, même trop de sécheresse au moment de la véraison. Les vendanges se passent par beau temps, cependant une grosse pluie dans le Sud vers la fin, les degrés baissent. Dans l’ensemble, un bon millésime, surtout vu les quantités. Les fermentations malolactiques se font rapidement. Un bon millésime, commercial. 1972 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 1 386 449 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges commencent le 26 septembre pour finir le 19 octobre. Un bel automne suit la récolte de 1971, chaud pour la saison, trop sec même. L’hiver est légèrement pluvieux, trop doux, il ne gèle pas, ce qui est rare. En avril, quelques semaines de beau temps mais, ensuite, le temps se gâte et finalement le printemps n’est ni beau, ni chaud, même froid pour la saison. L’été qui suivra ne sera pas plus agréable. Donc, dans l’ensemble, une saison insuffisante pour le cycle végétatif. Les vendanges se passent bien au début et vers la fin, la pluie tombe. Il s’agit d’un millésime moyen, à oublier, à part les vins produits dans les coteaux qui, avec un faible rendement, sont de très bons vins. 1971 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 1 348 190 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges débutent le 26 septembre et se terminent le 8 octobre. En décembre 1970, il tombe un mètre de neige (en trois fois) dans la Vallée du Rhône, ce qui est exceptionnel. L’autoroute est bloquée. Dans l’ensemble, l’hiver est rude et long. Le printemps n’est pas très beau non plus, la floraison est tardive, il y a de la coulure. Les chaleurs arrivent seulement début juillet, ensuite, l’été est beau et sec. Les vendanges se passent par beau temps. Le millésime 1971 donne une récolte moyenne quantitativement, des vins équilibrés, bons, agréables. En Hermitage, les vins rouges sont très bons. Ce n’est pas un millésime sur lequel on a beaucoup parlé ou écrit, c’est dommage car il méritait « deux étoiles ». 1970 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 1 498 354 hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges ont commencé le 22 septembre pour finir le 17 octobre. En 1969, l’hiver est précoce et long. Pour Pentecôte, les chaleurs ne se sont pas encore manifestées. La vigne a du retard dans sa végétation. Le 25 mai, les chaleurs arrivent. Les mois de juillet et août suivent, très chauds. Le 20 août, une petite pluie favorable et, le 22 septembre les vendanges débutent. Résultat : une assez grosse récolte, des vins sains, bons qui, dans l’ensemble, s’épanouiront assez vite. Une année commerciale, surtout pour les vins du Nord, vins à base de Syrah. Les tanins sont souples, distingués. 1969 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 678 345 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges débutent le 23 septembre pour finir le 18 octobre. Hiver pas assez froid, pas de printemps trop froid. Au mois de juin, il faut éclairer le chauffage, ce qui n’était jamais arrivé de mémoire d’homme. La chaleur arrive avec juillet et août est beau. Les vendanges se passent bien. La récolte est importante, les raisins sont sains. Nous avons de beaux vins rouges qui feront des vins de garde, à la couleur profonde. Les vins blancs sont corrects, fruités, belle balance avec l’acidité. Ils sont élégants. 1966 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 951 282 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges débutent le 23 septembre, pour finir le 8 octobre. Hiver doux, mauvais printemps. Le beau temps se fait rare au cours du printemps. Eté passable jusqu’en août, ensuite beau temps jusqu’à la fin des vendanges. Millésime inespéré, né des deux derniers beaux mois et pourtant un grand millésime dans les rouges, un « trois étoiles » dans les Hermitage surtout. Beaucoup de terroir, un très grand vin de Syrah. 1964 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 918 471 hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges débutent le 16 septembre pour finir le 4 octobre. Hiver froid et long, printemps quelconque. La chaleur arrive avec juin, très bel été. Belle année en rouge, des vins souples, bas en acidité, qui seront de garde, belle quantité. Pour les blancs, c’est la première fois que la maison Jaboulet essaie une fermentation à basse température sur des moûts propres. Les résultats sont excellents, la méthode sera continuée dans le futur. 1963 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 634 965 Hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges débutent le 30 septembre pour finir le 15 octobre. L’année la plus détestable jamais produite. Mauvais temps, pluies persistantes pendant toute l’année et les vendanges. 1962 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 893 467 hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges ont commencé le 28 septembre pour se terminer le 13 octobre. Un hiver normal avec quelques gelées. Pas de printemps, pas de chaleur jusqu’à début juillet. Eté très chaud, très sec. Belles vendanges. Petite récolte en blanc et belle récolte en rouge. Ce sera une bonne année quantitativement et qualitativement dans les rouges, un peu trop effacé par le millésime 1961. Dans les blancs, une petite récolte, mais des vins très fruités, frais, avec du caractère. 1961 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 535 039 hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges débutent le 13 septembre et finissent le 23 septembre. Un très bon hiver, un début de printemps beau, la vigne est en avance. Malheureusement, beaucoup de pluie début juin, ce qui occasionne une grosse coulure. Ensuite, un temps idéal jusqu’à la fin des vendanges qui donnera un millésime exceptionnel en rouge. Un « quatre étoiles ». Par contre, dans les blancs, la floraison a échappé au mauvais temps ce qui donne une belle récolte en quantité et de bons vins bien équilibrés, avec beaucoup de caractère. 1959 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 607 319 hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges commencent le 17 septembre pour se terminer le 2 octobre. Une très belle saison végétative, du beau temps aux vendanges. Des beaux vins malgré la quantité appréciable. 1955 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 545 997 hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges ont débuté le 26 septembre pour finir le 10 octobre. Printemps pluvieux, été sec. De très bons vins en rouge et en blanc. 1953 La récolte totale des vins des Côtes du Rhône est de 362 691 hl. Dans la partie septentrionale, les vendanges ont commencé le 21 septembre pour finir le 8 octobre. C’est un très beau millésime produit avec une récolte plutôt faible. Les rares bouteilles que l’on peut encore trouver en Hermitage « La Chapelle » donne un vin prêt à boire, d’une très grande classe, avec de l’humus, de la truffe ; un régal avec une bécasse. |
Du Nord au Sud, notre vignoble des Côtes du Rhône a bénéficié d’excellentes conditions climatiques pour la maturité de nos raisins.
Après un printemps estival et de ce fait un débourrement précoce, la météo est devenue moins clémente pour l’été 2007. La succession d’épisodes pluvieux permet de rétablir les réserves d’eau pour les vignes. Dans le cadre de la qualification d’agriculture raisonnée, l’objectif de la non-utilisation d’herbicide est atteint. Les travaux soignés d’aération des grappes par éclaircissage et effeuillage favorisent un état sanitaire excellent du vignoble.
Les premiers blancs sont ramassés le 4 septembre. L’équilibre sucre / acide est en effet grandement atteint. Un tri sévère des raisins à la vigne a permis de mettre dans les pressoirs que des raisins de qualité exceptionnelle. A noter cette année une très belle fraicheur des Saint Péray, une richesse aromatique et un gras extraordinaire des Condrieu, une intensité aromatique merveilleuse des Hermitage. Les Crozes ainsi que les Saint Joseph annoncent des vins très prometteurs d’une belle garde.
2007 a été un millésime de patience pour les rouges où la récolte a permis d’attendre des raisins très sains avec une maturité optimale. Les vendanges des rouges commencent avec les Cornas le 21 septembre. Le Domaine de Thalabert suit le 28 septembre. Les Hermitage démarrent le 3 octobre pour ne s’achever que le 9, dernier jour de vendanges où le Domaine de Roure et le Domaine de Saint Pierre seront vendangés simultanément.
Le millésime 2007 sera marqué par l’étalement de la récolte : 5 semaines. Cette prise de risque est récompensée par la finesse des vins : des tanins soyeux et fondus enrobent des textures de belle granulosité, dans une couleur sombre très soutenue.